Archives mensuelles : mars 2015

Archives notariales

La semaine dernière, au retour d’un voyage, je me suis arrêté aux Archives Départementales de la Somme et de l’Oise. A Amiens, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, la levée d’écrou de la sœur de l’un de mes ancêtres, condamnée à 3 ans de prison, et qui avait été transférée de la prison de St-Omer à celle de Doullens. En consultant les liasses, j’ai découvert que Doullens avait aussi été une prison politique et qu’entre autres, BLANQUI y avait été incarcéré.

A Beauvais, je n’ai pu, non plus, retrouver un acte notarié que m’avait signalé une correspondante. Cette dernière n’avait pu m’indiquer avec certitude l’étude notariale d’où provenait l’acte. Cela m’a toutefois permis de découvrir des liasses notariales que je ne connaissais pas. J’avais déjà fait quelques recherches dans des liasses notariales de Crèvecœur-le-Grand. Et, en consultant l’inventaire, je me suis aperçu qu’il y avait deux cotes pour Crèvecœur-le-Grand. Il y avait donc une série sur laquelle je n’avais pas encoure travaillé. La consultation de plusieurs liasses m’ont permis de trouver plusieurs contrats de mariage relatifs à mes ancêtres. J’ai ainsi découvert qu’une de mes ancêtres s’appelait TRENTELIVRES (j’avais déjà un ancêtre veuf d’une QUATORZEDENIERS). Une nouvelle branche DESGARDINS apparaît aussi sur mon arbre (j’espère que certains ‘généalogistes’ n’iront pas la relier à celle de Quelmes). Ces découvertes m’ont aussi amené à corriger une erreur issue de la confusion entre deux homonymes.

La seconde cote de Crèvecœur, FR AD 60/2 E 96, était récente et concernait un dépôt d’actes du 17ème siècle qui avait transféré par une étude notariale aux Archives en 2011, après que j’eusse fait mes recherches sur Crèvecœur.

J’aurais pu trouver cette cote sur le site Internet des Archives Départementales de l’Oise, sur lequel il est possible, entre autres, de télécharger les inventaires des archives notariales.

Archives notariales

La semaine dernière, au retour d’un voyage, je me suis arrêté aux Archives Départementales de la Somme et de l’Oise. A Amiens, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, la levée d’écrou de la sœur de l’un de mes ancêtres, condamnée à 3 ans de prison, et qui avait été transférée de la prison de St-Omer à celle de Doullens. En consultant les liasses, j’ai découvert que Doullens avait aussi été une prison politique et qu’entre autres, BLANQUI y avait été incarcéré.

A Beauvais, je n’ai pu, non plus, retrouver un acte notarié que m’avait signalé une correspondante. Cette dernière n’avait pu m’indiquer avec certitude l’étude notariale d’où provenait l’acte. Cela m’a toutefois permis de découvrir des liasses notariales que je ne connaissais pas. J’avais déjà fait quelques recherches dans des liasses notariales de Crèvecœur-le-Grand. Et, en consultant l’inventaire, je me suis aperçu qu’il y avait deux cotes pour Crèvecœur-le-Grand. Il y avait donc une série sur laquelle je n’avais pas encoure travaillé. La consultation de plusieurs liasses m’ont permis de trouver plusieurs contrats de mariage relatifs à mes ancêtres. J’ai ainsi découvert qu’une de mes ancêtres s’appelait TRENTELIVRES (j’avais déjà un ancêtre veuf d’une QUATORZEDENIERS). Une nouvelle branche DESGARDINS apparaît aussi sur mon arbre (j’espère que certains ‘généalogistes’ n’iront pas la relier à celle de Quelmes). Ces découvertes m’ont aussi amené à corriger une erreur issue de la confusion entre deux homonymes.

La seconde cote de Crèvecœur, FR AD 60/2 E 96, était récente et concernait un dépôt d’actes du 17ème siècle qui avait transféré par une étude notariale aux Archives en 2011, après que j’eusse fait mes recherches sur Crèvecœur.

J’aurais pu trouver cette cote sur le site Internet des Archives Départementales de l’Oise, sur lequel il est possible, entre autres, de télécharger les inventaires des archives notariales.

Les RACQUINGHEM (suite)

Ce mardi, j’ai aussi trouvé un acte de vente du 29/12/1547 dans lequel, devant les officiers de la seigneurie de Floiecques, comparaissaient en leurs personnes Anthoine, Drieuette et Maroie DE RACQUINGHEM, demeurant à Esquerdes, tous enfants de défunt Jacques DE RACQUINGHEM, le dit Anthoine, âgé de 22 ans ou environ, Drieuette de 22 ans et la dite Maroie de 18 ans environ, tous enfants à marier, assistés d’Ernoud MERLEN, leur oncle et avoué (*), demeurant audit Esquerdes ; et Pierre DU MOLLIN, demeurant à Bléquin, leur cousin germain. Un acte similaire est passé le 19/04/1548.

Je pensais d’abord qu’il s’agissait de l’Anthoine, fils de Jacques, figurant dans ma généalogie, et que je supposais père de Jean DE RACQUINGHEM, marié à Claire BROCQUET. Pour ce, je me basais sur un acte du Gros des Notaires de St-Omer, relevé par Philippe DERIEUX, une rente du 15/12/1568 (n° 89) dans laquelle Jehan et Andrieu CAPPELLE, demeurant à Esquerdes, déchargeaient Jehan, Anthoine, Marie et Anthoinette, enfants de feu Anthoine DE RACQUINGHEM, fils Jacques.

Jehan, l’époux de Claire BROCQUET, avait créé une rente avec sa femme le 04/11/1586. Il pouvait effectivement être fils d’Anthoine né vers 1525 et décédé avant 1569.

Plusieurs autres actes du Gros mentionnent un Anthoine DE RACQUINGHEM, dont

  1. le contrat de mariage du 27/10/1567 entre Anthoine DE RACQUINGHEM, assisté par son beau-frère et Nicolle MOLLIN ;
  2. le contrat de mariage du 07/07/1580 entre Gille LE BRYE, assisté par Jehan DE RACQUINGHEM, son beau-frère, et Antoinette DE RACQUINGHEM, assistée de son père Anthoine, et de Jacques, son frère.

Il y a donc deux Anthoine, celui décédé avant 1569, et celui qui marie sa fille en 1580. En supposant qu’elle avait 20 ans, ou plus, lors de son mariage, elle serait née en 1560 ou avant. Si son père était celui qui était cité dans la rente de 1568, il serait, lui, né avant 1540. Or, en 1548, Anthoine, fils de Jacques n’était pas marié. Donc, en 1568, il y avait bien deux Anthoine distincts, Anthoine, fils d’Anthoine, petit-fils de Jacques, et Anthoine, le père d’Anthoinette et de Jacques.. Aucun élément ne permet de déterminer lequel des trois Anthoine se marie en 1567. L’hypothèse qu’Anthoine, fils de Jacques, se remarie en 1567 avec Nicole MOLLIN, me paraît peu probable.

Une nouvelle recherche, dans le Cartulaire de St-Bertin, qui rappelons-le, est consultable sur le site numérique de la Bibliothèque de St-Omer, va peut-être pouvoir m’apporter des éléments nouveaux sur les DE RACQUINGHEM et les DE CLARCQUES (ces derniers sont aussi mentionnés dans des actes du 15ème siècle relatifs à Quelmes).

 

* mari de Barbe DE RACQUINGHEM (rente du 03/11/1557 – n°6)

Les DESGARDINS (suite)

Hier, à la Bibliothèque de St-Omer, l’un des habitués de la Bibliothèque m’a indiqué qu’il y avait dans les manuscrits de la ville un acte indiquant que Georges DESGARDINS était bien père de Philippe et d’Andrieu. Il était marié à une DE CLARQUES ; mais il n’avait pu décrypter le prénom. En consultant l’acte, il m’a semblé lire Liévine, ce qui m’a donc amené à une mise à jour de la fiche patronymique :

http://bchovaux.fr/Noms/62-DESGARDINS.pdf

Sur Geneanet, il y a peu de données sur les DE CLARQUES (ou DE CLARCQUES), et, dans ma base de données, il n’y avait que quelques CLARCQUES, dont

  1. Dans un relevé des Registre aux causes (Bibliothèque de St-Omer, Philippe DERIEUX), Julienne DE CLARQUES, mariée à un Denis DE BERSACQUES, et son frère Claude, enfants de Jehenne DE LE RUELLE, veuve de Jehan DE CLARCQUES (03/10/1530).
  2. Dans un autre relevé sur les droits d’issue de 1532 -1533 (Bibliothèque de St-Omer, Philippe DERIEUX) Gilles DE CLARQUES dont Jacquemine DE LE NORT était veuve.
  3. Dans les relevés du Gros de St-Omer d’Yves LEMAIRE, Jean DE CLARCQUES, écuyer, cité dans un acte de 1651 (transport 1652-19) pour une rente créée le 18/02/1508, et Pierre CLARCQ, ‘hostelain’ de Lyzel dans un acte de 1672 (accord n° 37).

Il y avait aussi deux actes relatifs à des DE RACQUINGHEM, et qui feront l’objet d’un prochain article.

LES FLECHIN (suite)

Hier, à la Bibliothèque de St-Omer, j’ai poursuivi mes recherches sur les comptes de la Bourse Commune du Chapitre de St-Omer. Je me suis intéressé plus particulièrement aux FLECHIN. En comparant les comptes de 1492 et 1533, j’avais constaté que les héritiers d’Engrand FLECHIN avaient succédé aux héritiers de Guille DE FLECHIN. J’ai donc recherché dans les registres antérieurs à 1492 l’article correspondant à l’item de 1492. Et, j’ai pu remonter au début du 15ème siècle alors que la parcelle était tenue par Guille. L’article du compte n’était pas évident à lire, étant donné qu’il était en latin et qu’il comportait des abréviations. Un exemple, l’extrait du registre de 1420 (2G1002) :

Le mot après le p (pro) est d’après un registre postérieur ‘esquean ?a’. La fin est plus facile à traduire : ‘xxvii verges de terre qui furent à Thoine VELOING, bâtard’. Une recherche dans un dictionnaire latin-français, le Gaffiot, ne donna rien ; mais, à la Bibliothèque de St-Omer, il y a quelques dictionnaires, dont un relatif au latin du Moyen-Age. Le mot figurait avec un renvoi à un autre mot, escadentia (-caentia), dont la signification est ‘retour d’un fief au seigneur, mainmorte, succession, casuel’ (casuel désigne les bénéfices attachés à une fonction ecclésiastique). Notre compréhension du texte : Guille et ses héritiers devaient payer une redevance annuelle pour une parcelle provenant d’un bâtard…

Il n’a pu être déterminé de qui descendait Guillaume qui devrait être le père ou le grand-père d’Enguerand DE FLECHIN, qui pourrait être l’un de mes ancêtres (mon Sosa 24420). N’étant pas certain qu’il n’y avait pas plusieurs Enguerand (ou Engrand) contemporains, je suis tenu d’employer le conditionnel.

J’avais été amené à remonter ma lignée FLECHIN à Enguerand par le biais des cueilloirs ou terriers d’Ecques. Enguerand est décédé avant 1520 : c’est en effet sa veuve qui est mentionné dans le terrier de 1520. Jusqu’à présent je n’avais pu établir d’hypothèse sur la filiation d’Enguerand. Dans un dénombrement de 1463 conservé à la Bibliothèque de St-Omer (MS1829), plusieurs FLECHIN apparaissaient, dont un Guillaume et aucun élément ne permettait d’établir le lien avec l’un d entre eux.

Cet Enguerand, décédé avant 1520, ne peut être évidemment fils du couple ‘Jacques DE FLECHIN, Seigneur de FLECHIN x Gabrielle DE NEDONCHEL’ qui seraient nés vers 1500, ainsi que l’a publié un ‘généalogiste’ peu scrupuleux, désireux de remonter un grand nombre de générations (*), et qui, depuis a été suivi par des dizaines d’internautes.

 

* Je viens, à l’instant, regarder l’ouvrage de Justin DE PAS, ‘Notes pour servir à la Statistique Féodale dans l’étendue de l’ancien bailliage et de l’Arrondissement actuel de St-Omer’ (Tome 1 – Mémoires des Antiquaires de la Morinie, volume XXXIII) : en 1500, la seigneurie de Fléchin n’appartenait pas à un DE FLECHIN, mais à Jean DE CREQUY

Les DESGARDINS

A la Bibliothèque de St-Omer, je travaille actuellement sur une série de registres sur laquelle je n’avais pas encore fait de relevés. Dans mes archives, il y avait seulement quelques photos. En février, après la réouverture de la salle du fonds ancien, j’ai consulté de nouveaux registres et pris des photos de 3 registres établis pour les années 1492, 1533 et 1552. Après avoir fait, dans le registre de 1492, un relevé des chapitres concernant ma généalogie, en particulier, ceux de Pihem et Ecques, il m’a semblé intéressant d’établir un tableau comparatif de deux registres ; mais au lieu d’utiliser un tableur, il m’a semblé préférable de travailler directement sur Word en créant un tableau à 2 colonnes, l’une dans laquelle j’insérais ce que j’avais saisi pour 1492, l’autre pour les données à saisir. Pour 1552, je me suis contenté d’une simple saisie. D’où le nouveau document téléchargeable sur mon site http://www.bchovaux.fr/

http://bchovaux.fr/Audomarois/Bourse-Commune.pdf

Il me faut maintenant regarder d’autres comptes de la bourse Commune pour trouver des informations complémentaires et puis procéder à une comparaison avec les données que j’ai déjà recueillies.

Dans la section des recettes pour Quelmes, un item m’a intéressé. En 1492, il était mentionné un Jacques DESGARDINS, puis en 1533 un Georges DESGARDINS et enfin en 1552 un Philippe DESGARDINS. J’avais vu, il y a quelques années, la mention de la veuve de Georges DESGARDINS, sans noter la référence du registre. J’avais alors supposé que Georges était le père de mon ancêtre Andrieu DESGARDINS. Comme je ne disposais d’aucun élément sur ce Georges, lors d’une révision de mon arbre généalogique, j’ai préféré supprimer le lien entre Andrieu et Georges. Ce lien n’a toutefois pas disparu. Il est toujours présent sur différents sites Internet et souvent avec les erreurs que j’ai pu faire. Pourtant, je demande sur mon site Geneanet de ne pas recopier les données figurant sur ce site sans m’avoir au préalable consulté.

Dans la copie du Cartulaire de St-Bertin par Charles DE WITTE, il y a un certain nombre d’actes relatifs à Quelmes et lieux environnants j’avais commencé à établir une liste des tenanciers des possessions de l’abbaye. Dans cette liste, il y avait Philippe, Georges et Jacques. Il me paraît maintenant probable que Georges était le père de Philippe et Jacques, le père de Georges. J’ai alors recherché les liens entre Andrieu et Philippe. Ce qui m’étonnait était l’éloignement géographique : Philippe, laboureur à Quelmes et Andrieu, laboureur à Pihem. Les contrats de mariage du Gros de Saint-Omer permettent d’établir qu’ils sont frères. D’après les dénombrements, ils détenaient quelques biens et les actes notariés font apparaître des liens avec des familles aisées.

Suite à ces recherches, une nouvelle fiche est consultable sur mon site

http://bchovaux.fr/Audomarois/Bourse-Commune.pdf

 

Les LECIGNE

Dans le bulletin annuel d’Alpha, l’Association Locale pour l’Histoire de l’Artois, Jean Marc DISSAUX a publié des notes historiques et généalogiques sur Mazinghem. Dans l’une d’entre elles, il était indiqué Pierre BARRAS, bailli de Linghem, à cause de Marie Antoinette LECIGNE, sa femme, au lieu d’Adrien LECIGNE son père, auparavant François Jacques LECIGNE, curé de Norrent. Au début de mes recherches généalogiques, j’avais cru que Pierre BARA était le grand-père de mon ancêtre Marie Rose BARA, l’épouse de Pierre Jh MAMETZ. Un généalogiste m’avait communiqué l’ascendance de Marie Antoinette LECIGNE : elle était fille d’Adrien et d’Anne DE ROBECQ, née le 21/12/1666 à Mazinghem, fille de Pierre et de Catherine HABART et décédée le 5/12/1725, toujours à Mazinghem. Je n’avais toutefois pas pu vérifier. Et, comme j’avais trouvé que Pierre BARA n’était qu’un collatéral, Je n’avais pas fait de recherche sur Marie Antoinette LECIGNE.

Les LECIGNE, pourtant m’intéressent. J’ai, entre autres, une Léonore LECIGNE, mariée à Jean CARON de Liettres, dont je n’ai pu trouver les parents. J’ai alors à nouveau fait une recherche sur Adrien LECIGNE, recherche qui m’a fait découvrir un acte du Gros des Notaires de St-Omer, relevé par Yves LEMAIRE, une reconnaissance du 26/02/1685, établie à Aire, dans laquelle était mentionné

Adrien LECIGNE de Noren, mary d’Anne DE ROBECQUE, fille et héritière de Marie PIGOUCHE, qui fut fille et héritière de Jenne MATON, fille et héritière de Jean MATHON’.

Une vérification sur les BMS en ligne des Archives Départementales m’a permis que la DE ROBECQ, née en 1666En g de Pierre et de Catherine HABART, n’était pas l’épouse d’Adrien LECIGNE. Elle serait en fait une cousine de l’épouse d’Adrien LECIGNE.