Le danger

Actuellement, je travaille à la vérification et la mise à jour de l’une des deux branches picardes de ma généalogie. Toutefois, cet article n’a pas pour objet mes recherches généalogiques, mais l’actualité.

J’ai, en effet, été très affecté par le résultat des élections de ce dimanche.

Ces élections concernaient la région, mais une part importante des électeurs de la nouvelle entité regroupant les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, non pas sur un programme politique concernant cette nouvelle région, mais pour exprimer leur mécontentement. Pour beaucoup, la nouvelle région est une entité abstraite, sans liens avec leurs problèmes quotidiens.

L’actuel gouvernement n’a pas répondu aux attentes des habitants de notre pays sur le chômage. La destruction de pans de notre économie se poursuit. Au lieu d’aider les entreprises locales, les banques et les grands groupes préfèrent investir à l’étranger.

Le résultat est la montée d’un parti qui s’est nommé ‘Le Front National’, qui prône un repli ‘nationaliste’, en rejetant la coopération nécessaire entre les pays et qui remet en question les avancées sociales comme la Sécurité Sociale.

La montée du Front National ressemble à celle d’un autre parti, le Parti National Socialiste, qui, ne l’oublions pas, est arrivé au pouvoir par les élections, et qui a, ensuite, instauré sa dictature.

Lectures d’été

Travaillant sur un procès qui a eu lieu à Ecques à la fin du 16ème siècle, j’ai été amené à acheter un livre d’histoire,  »La Violence au village – Sociabilité et comportements populaires en Artois du XVe au XVIIe siècle » publié par Robert MUCHEMBLED en 1989 aux éditions Brepols (*).

Ce livre est une version remaniée de la thèse de Doctorat d’Etat soutenue par l’auteur en 1985 à l’Université de Paris. C’est une étude des mœurs et des mentalités de plusieurs générations d’habitants du comté d’Artois. L’auteur a travaillé à partir de la copie des lettres de rémission (**), conservée aux Archives Départementales du Nord. J’avais déjà parcouru quelques lettres, en particulier, celles de la région de Lillers transcrites par Jean-Marc DISSAUX (numéro 19 de l’Association Locale pour l’Histoire de l’Alpha. Mais leur lecture ne donne que quelques éléments sur nos ancêtres. L’ouvrage de Robert MUCHEMBLED constitue une synthèse détaillée de trois mille lettres de rémission.

 

* Ce livre est en vente sur Internet. J’ai, toutefois, eu quelques difficultés pour l’obtenir. J’ai eu, en effet, affaire à un revendeur qui, apparemment, n’avait pas l’ouvrage en stock, et m’avait envoyé à la place  »Les Adventistes du 7ème jour » et il m’a fallu trouver une autre source.

** Extrait de la préface de Jean-Marc DISSAUX dans le numéro de la revue Alpha : ‘La lettre de rémission est un acte par lequel le souverain accorde son pardon à l’occasion d’un crime ; il s’agit presque toujours, en l’occurrence d’un crime commis en état de légitime défense. Elle contient le récit détaillé des évènements qui ont abouti au décès de la défense (…)’.

Racines protestantes

La mise à jour des données sur la branche POITEVIN de ma base généalogique m’a amené à de nouvelles recherches. Tout d’abord, j’ai relu un acte notarié que j’avais trouvé lors d’un précédent passage aux Archives Départementales. Dans cet acte en date du 5/3/1677, Raullin Poitevin est présenté comme escuier de Monsieur de ‘….’ Dans ma première lecture, j’avais eu du mal à décrypter le nom. Il s’agissait de Monsieur de la Manevilette. Une recherche sur Internet m’a permis d’identifier ce Monsieur. Il s’agissait d’Adrien de Hanyvel (ou Hanivel). Ci-dessous, deux des informations trouvées

http://mannevillette.chez.com/hanyvel.html

En 1662 ADRIEN DE MANNEVILLETTE est constitué Capitaine des Chasses dans le Beauvoisis par lettre patente de sa Majesté. Le 15 juin 1677, le Roy accorde à Adrien de Hanyvel de nouvelles lettres patentes par lesquelles la terre et la Seigneurie de Lihus sont érigées en Comté, non pas sous la dénomination de Lihus , mais sous celle de Mannevillette, ce qui lui permet de regrouper la plus grande partie de ses titres dans le beauvoisis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lihus

Le titre de comte de Mannevillette est transmis à la maison de Clermont-Tonnerre et plus tard à celle de la Rochefoucauld-Liancourt jusqu’à la Révolution. À partir de 1686, la famille Chrestien de Poly et de Lihus est seigneur de Lihus jusqu’à la Révolution. elle restera à la tête de la commune de Lihus de la Révolution à 1930, soit 140 ans environ.

 

Concernant son écuyer, Raullin POITEVIN, je n’ai rien pu découvrir sur Internet. Je me suis alors rendu sur des pages d’Internet portant sur les protestants à Crèvecœur (*). Je savais qu’à Crèvecœur, il y avait des protestants et Raullin était marié à une Isabelle LEROUX, dont le beau-frère s’appelait Isaac, prénom biblique courant dans les familles protestantes. Dans un document des Archives Départementales de l’Oise relatif au protestantisme, quelques LEROUX figurent sur un relevé établi à partir de registres du temple protestant de Clermont. Je suis alors allé sur un site que j’avais déjà visité au début de mes recherches sur Crèvecœur-le-Grand.

http://www.roelly.org/~pro_picards/

Sur une page de ce site, je trouvais la famille de Joël LE ROUX et d’Isabelle LIEBE, mes Sosa 2434 et 2435. Leur fille Isabelle ne figurais pas, mais parmi les 4 enfants cités il y avait Isaac et Judith, l’un frère et une sœur d’Isabelle. Pour Judith, il était précisé ‘femme de Pierre DE LA HAY’E. Or, dans l’acte de mariage de Jean POITEVIN, fils de Raullin et d’Isabelle LE ROUX, et de Marie GOSSET en date du 23/7/1702 (AD60 – 2E23-48), est présente Judicque LE ROUX, veuve de Pierre DELAHAY, sa tante.

Il y avait aussi quelques POITEVIN, vivant à Crèvecœur au 18 et 19ème siècle et qui devraient être des collatéraux des ancêtres d’Adèle POITEVIN, mon arrière-arrière grand-mère. Une rapide recherche m’amena une page relative à Nicolas MALLET, fils de Claude et de Françoise BELHOMME, pour lequel figure une note ‘Communie à l’ambassade de Hollande à Pentecôte 1769 (source SHPF Ms 410)’. Nicolas était le frère de mon ancêtre Jacques.

Il me faut maintenant voir si je peux trouver de plus amples informations.

Ci-dessous la signature de Raullin POITEVIN

 

* Sur Crèvecoeur, j’avais d’abord travaillé sur les registres d’état-civil, puis sur les registres paroissiaux, sur lesquels figuraient des protestants. Sous l’Ancien Régime, en effet, du fait de la répression et en particulier, de l’abolition de l’Edit de Nantes, les protestants ne pouvaient pratiquer au grand jour et devaient se faire baptiser ou marier par un prêtre catholique.

Recherches en Picardie

Du fait de l’absence d’actes suffisamment détaillés, la recherche des ascendants nés avant 1737 n’est pas évidente et repose souvent sur des hypothèses dont certaines peuvent s’avérer erronées.

La semaine dernière, en revenant de Normandie, je me suis rendu aux Archives Départementales de l’Oise où j’ai poursuivi mes recherches sur les ancêtres de mon arrière-arrière-grand-mère Adèle POITEVIN, née en 1843 à Crèvecœur-le-Grand. Dans les liasses d’actes notariés, j’ai pu trouver quelques actes intéressants, dont des contrats de mariage. Et, l’un d’entre eux m’a fait découvrir une erreur. Elle concerne Marie CARON, femme de Claude MALLET. Dans les BMS antérieurs à 1700, il y avait un acte de baptême de Marie CARON et un seul. J’ai donc supposé qu’elle était fille de Louis et de Marie ROGEAU. En fait, d’après le contrat de mariage, elle est fille de Guillaume et d’Adrienne DU RIEZ. Ce Guillaume devrait être le frère de Louis, mentionné dans différents actes notariés relatifs aux CARON de Crèvecœur.

Sur Geneanet, j’ai trouvé trois autres sites sur lesquels la filiation était aussi erronée et ai envoyé un message aux propriétaires de ces sites avec mon relevé du contrat de mariage…

Inghen et Inghem

En consultant l’arbre généalogique d’une personne avec laquelle j’allais correspondre, j’ai découvert un Parenty né au début du 17ème siècle à Inghem, ce qui m’a un peu étonné. J’ai, par conséquent demandé à mon correspondant l’origine des informations. La réponse fut ‘Les familles du Boulonnais’ de Daudruy. J’ai donc vérifié sur cet ouvrage que j’avais déjà plusieurs consulté. Dans les pages relatives à la branche de Peuplingues des Parenty, il était effectivement mentionné Inghen, un lieu qui devait être issu d’un contrat de mariage. En regardant alors le Dictionnaire topographique du Pas-de-Calais par le comte de Loisne, après Inghem, était mentionné Inghen, une ancienne paroisse, qui fut rattachée à Tardinghem. Inhem et Inghen sont distants d’une cinquantaine de kilomètres.

Sur Geneanet, une recherche sur Parenty, Inghem donne 272 résultats et celle sur Parenty, Inghen, seulement 109 résultats…

Une triste nouvelle

Yves LEMAIRE est décédé hier après-midi. Les traitements successifs n’ont pu arrêter le cancer qui le rongeait depuis plus de deux ans.

J’avais rencontré Yves à la bibliothèque de Saint-Omer, alors que j’effectuais mes premières recherches dans les actes notariés du Gros de Saint-Omer. C’était un midi, nous sortions de la bibliothèque. Il m’avait demandé si j’avais fait des découvertes. Je venais de trouver le contrat de mariage de Pierre CADART et de Jenne COUBRONNE. A l’époque, l’acte était, pour moi, difficile à décrypter. Je lui montrai alors la copie de l’acte que je venais d’obtenir. Il me lut alors les premières lignes de ce contrat en m’indiquant qu’il avait aussi un COUBRONNE dans sa généalogie. A sa demande, je lui adressai un courriel avec l’arbre généalogique que j’avais constitué. Il me le renvoya annoté avec quelques compléments. Nous avion quelques ancêtres en commun. Ce fut le début d’une longue relation.

Julienne de Clarques – Gallica

Cette semaine, j’ai reçu un message d’un correspondant concernant Julienne de Clarques épouse de Denis de Bersacques. Il avait, en effet, trouvé une filiation différente dans les Statistiques Féodales de Justin de Pas. Dans une note sur la seigneurie de La Poterie située à Blaringhem, il indiquait que Julienne de Clarques, la mère de Philippe de Bersacques était fille de Baudouin et non de Jehan. Dans la note, il y avait deux renvois, l’un à ‘L’Epigraphie ancienne de St-Omer’ (Mémoires des Antiquaires de la Morinie – Tome 23), l’autre à la première note qu’il avait écrite sur le fief de la Poterie. Dans cette première, il présentait, en effet, Julienne, fille de Baudouin, sur la base d’une note de Violette de Noircarmes. Je n’ai pas encore cherché dans les documents du fonds Noircarmes de la Bibliothèque de St-Omer ; mais, dans Noircarmes, les sources ne sont souvent pas signalées. Il se pourrait qu’il y ait confusion entre deux Julienne de Clarques.

J’ai voulu aussi regarder ‘L’Epigraphie ancienne de St-Omer’ dans la version numérisée du tome 23 des Antiquaires de la Morinie que j’avais téléchargée sur le site Gallica. Pourtant, la référence apparaître dans l’ouvrage de M. SAVAGNIER sur les publications des Antiquaires de la Morinie. J’ai vérifié le tome 23 à la Bibliothèque d’Agglomération de St-Omer. Il y avait l’Epigraphie ancienne de St-Omer. Deux explications : erreur d’un relieur ou incident lors de la numérisation. Je viens d’envoyer un courriel à Gallica pour signaler le problème.